Servir Dieu aujourd’hui : Prestige ou responsabilité ? (1ere Partie)

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Christ our servant_3« Je suis un serviteur (ou une servant) de Dieu ». C’est une phrase qui est à la mode ces derniers jours. Certains y voient même une qualification spéciale réservée à une poignée de personnes influentes et privilégiées. Dans certains milieux religieux, ce titre ne se limite qu’à quelques personnes qui ont des dons spirituels spectaculaires ou des aptitudes particulières.

Quelle est donc la perspective de Jésus Christ, Serviteur de Dieu par excellence (Actes 4.27)? Que pense Christ de la vraie nature du Service Chrétien ? Sur quelle base faut-il évaluer un serviteur ou une servante de Dieu ?

Serait-ce en fonction de  sa puissance de rassemblement des masses ? Serait-ce sur base de ses dons spirituels (tel que opérer des miracles, guérir les malades, prophétiser, évangéliser les nations, etc…) et talents impressionnant ?

Serait-ce sur base de son érudition et de ses multiples connaissances théologiques? Serait-ce sur base du nombre écrasant des fidèles de sa paroisse ou de son ministère? Serait-ce en fonction de la nature extravagante de ses cordes vocales qui lui permettent de réunir des foules dévouées dans des grands concerts ?Serait-ce en fonction de son onction exceptionnelle par laquelle il attire les foules ?

Quels sont les signes indiscutables et distinctifs d’un vrai serviteur ou d’une vraie servante de Dieu ?

Jésus Christ nous révèle son avis dans Marc 10 :44-45 : « Quiconque d’entre vous voudra devenir le premier, sera l’esclave de tous. Car aussi le Fils de l’homme (le Christ) n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour plusieurs. »

Les vrais serviteurs et servantes ont une entière assurance dans leur Seigneur qui les justifie, les fortifie et les rend plus que vainqueurs. Ils ne croupissent donc pas sous le joug d’une certaine insécurité ou d’un quelconque complexe.

Les vrais serviteurs et servantes trouvent leur plaisir dans l’épanouissement et l’édification des autres. Ils aident et encouragent les talents émergents. Ils ne se battent pas pour prouver qu’ils sont les meilleurs ni pour sauver leur face.

Les vrais serviteurs et servantes ne cachent pas leur faiblesse comme si ils étaient des surhommes ou des « sur-femmes » car la puissance du Christ se manifeste dans leurs faiblesses (2 Corinthiens 12 :9-10).

Les vrais serviteurs et servantes sont souvent mal à l’aise lorsqu’on fait l’éloge de leurs réalisations car ils sont conscients que leur but n’est pas leur élévation ni leur glorification ni même l’appréciation mais la gloire de leur Maitre et l’édification des autres. Ils se soucient peu de bâtir leur empire car ils attendent des récompenses éternelles.

« Car aussi le Fils de l’homme »… ! Si le Christ a donc suivi la même règle pour nous montrer l’exemple, qui sommes-nous pour nous en dérober ?

Le rejet de cet aspect essentiel du servir chrétien est une des causes profondes des dérives autoritaires et scandaleuses au sein du peuple de Dieu. C’est une des causes des nombreuses et fréquentes désertions des églises par des milliers de jeunes qui se sentent dominés, asservis et exploités. C’est aussi une des causes d’endurcissement des non-croyants qui ne voient dans certains croyants qu’une sorte d’égoïsme invétéré et une constante avidité d’être loués. L’absence de cet esprit de servitude est aussi inhérente à la désintégration de beaucoup de familles aujourd’hui, l’intérêt personnel ayant pris les devants sur la recherche du bien des autres…

Les personnes qui nous entourent dans nos familles, dans nos églises, sur nos lieux de travail, dans les affaires de la vie courante, peuvent-elles certifier sans le moindre doute que nous sommes esclaves de Christ, esclaves de la justice ? (Romains 6.18)

Avec l’aide de Dieu, nous explorerons ultérieurement les différents aspects liés au concept et à la nature de la servitude.

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8 thoughts on “Servir Dieu aujourd’hui : Prestige ou responsabilité ? (1ere Partie)

  1. J’aime cette manière de présenter les choses, merci pour l’article

    Le titre ou la fonction de serviteur de Dieu de l’ancien-testament diffère de celui du nouveau-testament.
    Dans l’AT, seule une poignée de personnes portait le titre de serviteur de Dieu (prophète, roi et sacrificateur).
    Dans le NT, un plus grand nombre de personnes peut porter ce titre (les 5 ministères, les anciens, etc).
    Dans l’AT, en général les serviteurs de Dieu portaient ce titre après avoir reçu l’huile d’onction.
    Dans le NT, c’est différent, il faut le témoignage du Saint-Esprit, le témoignage des anciens (d’une communauté comme par exemple, l’église locale) et le témoignage des chrétiens.
    Les chrétiens reconnaissent dans le candidat serviteur de Dieu (excusez-moi pour l’expression).un vrai serviteur de Dieu par ses œuvres, ses dons et son attitude (fruit de l’esprit) pendant que le SE confirme son choix sur la personne.
    Il faut pour cela du temps, etc.
    Malheureusement, aujourd’hui il y a trop de serviteur de Dieu autoproclamé.
    Même l’apôtre Paul a dû faire ses preuves pour être accepté par l’église de Jérusalem comme serviteur de Dieu.

    Je vais un peu extrapoler:

    D”après mes analyses, j’ai l’impression qu’il existe une différence entre un serviteur de Dieu et un homme Dieu.
    Un homme de Dieu est un serviteur de Dieu mais tout serviteur de Dieu n’est pas TOUT LE TEMPS homme de Dieu.
    La veuve reconnaissait en Elie un serviteur de Dieu mais le jour où il a ressuscité son enfant, elle a dit, maintenant, je sais que tu es un homme de Dieu. (1 rois 17:24)
    Etre serviteur de Dieu est un titre que tout pasteur, prophète, etc porte mais cela n’est fait pas de lui un homme de Dieu.
    Un homme de Dieu est un serviteur qui est en action et qui pose des actes qui glorifient son Maître.
    un serviteur de Dieu peut se contenter du titre tandis qu’un homme de Dieu, en plus du titre , est en action et en mouvement.
    Un serviteur de Dieu peut se distinguer par des belles paroles tandis qu’un homme de Dieu se distingue par les oeuvres de foi.
    Il y a foule de serviteur de Dieu mais peu d’hommes de DIeu.
    Plusieurs se réclament serviteur et ne servent personnes tandis que l’homme de Dieu ne se donne pas de repos et apporte du secours là où Dieu l’envoi/
    (ceci est une manière de considérer les choses spirituelles)
    En conclusion,
    serviteur de Dieu n’est pas égale à faiseur des miracles
    serviteur de Dieu n’est pas égale grand orateur
    serviteur de Dieu n’est pas égale être pasteur américain
    serviteur de Dieu n’est pas égale être pasteur d’une grande congrégation
    serviteur de Dieu n’est pas égale manifester beaucoup des dons
    serviteur de Dieu n’est pas égale, c’est respecter les règles de la compétition et c’est seulement au tribunal du CHrist qu’on recevra la couronne.

    Beaucoup ignore qu’il y’a des règles, ils courent (servent) sans les respecter et s’attendent un jour à être couronné. C’est sera un jour de grande confusion.

    2 Tim 2:5: ” l’athlète n’est pas couronné, s’il n’a combattu suivant les règles”.

  2. Serviteur et homme de Dieu Fabrice, Paix et grâce !
    Merci beaucoup pour ta contribution sur Solus. Une fois de plus, je remarque que ton sens de l’humour reste intact ! «Serviteur de Dieu n’est pas égale être pasteur américain »…Hahahahaha :) :) :) ! C’est la meilleure de cet après-midi !
    J’ai jugé plus bénéfique d’éviter de développer longuement un message au caractère doctrinal afin de rendre l’assimilation du message plus simple mais surtout afin d’insister sur l’aspect pratique dans la vie quotidienne du croyant. Si donc tu me le permets, cher frère et ami, je voudrais ajouter quelques points que je juge essentiels pour éviter que certains de mes lecteurs ne se méprennent au sujet de tes propos (qui comme tu le dis devraient être compris spirituellement). SANS DONC REMETTRE EN QUESTION LE CONCEPT DE LA DIVERSITE DES DONS ET DES MINISTERES, je voudrais souligner ce qui suit :
    • Comme tu l’as bien précisé, Dans l’Ancien Testament, le titre de serviteur de Dieu était réservé à un groupe de personne spécifique et particulièrement en fonction de leur vocation : les prophètes, les Rois, et les Sacrificateurs.
    • Dans le Nouveau Testament, cependant, le titre n’est pas uniquement réservé aux ministres de la parole, mais à tous les chrétiens c.-à-d. à tous les enfants de Dieu…
    • Saint Pierre affirme dans sa célèbre et agréable épitre que nous sommes « une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que nous annoncions les vertus de celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (1 Pierre 2.9).
    • Saint Jean revient non seulement sur la notion du sacerdoce universel des chrétiens mais il souligne aussi le caractère royal du Peuple de Dieu en disant que Christ « a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père » (Apocalypse 1.6)
    • L’Apocalypse nous est présentée comme étant la « Révélation de Jésus Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu’il a fait connaître, par l’envoi de son ange, à son serviteur Jean (Apocalypse 1.1). Il ne fait aucun doute que ces serviteurs sont en effet les enfants de Dieu.
    • Il est intéressant de remarquer que dans l’état éternel, « ses serviteurs le serviront » (Apocalypse 22.3). Or d’après le contexte, je doute qu’il faille y voir une allusion au service des anges.
    • L’exhortation de Saint Paul aux chrétiens de Rome (Romains 12.11) nous rappelle que nous sommes tous serviteurs de Dieu, chacun selon son appel : « Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur»
    • Dans son exhortation au bien aimé Timothée, Saint Paul rappelle : « Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne œuvre. » (2Ti 2:20-21). Si donc Christ est notre Seigneur et Maitre, il va de soi que nous sommes tous ses serviteurs (esclaves) et disciples de la même façon que nous somme ses rachetés vu qu’il est notre Sauveur….

    « L’homme de Dieu »

    Cette expression qui est très courante dans l’Ancien Testament (78 fois !) ne se retrouve que 2 fois dans le Nouveau Testament sous la plume de Saint Paul dans 1 Timothée 6.11 et 2 Timothée 3.17.

    D’après mon analyse et opinion personnelles, partout ou cette expression est utilisée dans l’AT, elle est rattachée à la consécration d’une personne au Seigneur, et en particulier en tant que Porteur de la Parole du Seigneur, selon 1 Rois 17.24.

    A mon avis, ce n’est pas la reconnaissance de la femme qui fait d’Elie un homme de Dieu, ni même son action. Il était déjà homme de Dieu, porte-parole de Dieu, au service de Dieu. Mais sa puissante action a conduit la femme à réaliser ce qui existait déjà. Ce fut une démonstration de ce qui était déjà. C’est en tant qu’homme de Dieu qu’il a agi selon Dieu.
    D’après le contexte, Je pense que Paul emploie cette expression en s’adressant à Timothée, pour lui signifier la nature sacrée de sa vocation en Christ et la nécessité de vivre en conséquence.
    1 Timothée 6 :11 : « Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur. »
    L’expression « Pour toi, homme de Dieu » pourrait aussi se comprendre « Mais toi, homme de Dieu ». Paul y fait recourt pour encourager à Timothée à se conduire différemment car c’est un homme de Dieu, car il appartient au Seigneur, comme c’est le cas pour tous les serviteurs (enfants de Dieu) qui sont appartiennent à Dieu (2 Timothée 2.19), qui sont témoins de Christ (Apocalypse 12.11), qui sont le sel de la terre et la lumière du monde (Matthieu 5.13-14) et qui brillent comme des flambeaux dans un monde corrompu (Philippiens 2.15)…..
    C’est parce que les enfants (serviteurs de Dieu) sont une nation sainte, un peuple a part, qu’ils doivent aussi « fuir ces choses », « rechercher la justice », etc…
    2 Timothée 3.16-17 : « Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. »
    Dans ce passage classique, Saint Paul encourage Timothée à s’attacher aux Saintes Ecritures afin qu’il (homme de Dieu) soit préparé a bien servir le Seigneur. A mon avis Paul ne sous-entend pas que Timothée deviendra un homme de Dieu en s’attachant aux Ecriture. Je pense plutôt qu’il l’encourage à développer (à accomplir) son caractère d’homme de Dieu en s’attachant aux Ecriture. Quel enfant de Dieu oserait donc se soustraire de cette instruction que Saint Paul adresse à Timothée ?

    A mon humble avis, cette expression « homme de Dieu » que nous retrouvons dans les épitres de Paul à Timothée concerne tout enfant de Dieu, qu’il soit obéissant ou désobéissant.

    Le problème c’est que les enfants de Dieu ne sont pas tous des bons serviteurs de Dieu. Une lecture rapide du Nouveau Testament nous montre en effet que la vie des chrétiens est loin d’être parfaite….

    L’écriture nous parle par exemple, du mauvais et paresseux serviteur (Matthieu 25.26), du serviteur infidèle et imprudent (Matthieu 24.45), du serviteur impitoyable qui refuse de pardonner (Matthieu 18.21-35), de ceux qui sont des vases de déshonneur (2 Timothée 2.20), esclaves (serviteurs) de l’impureté (Romains 6.19), etc…
    Oop ! J’ai trop parlé ! Bof…après tout c’est toi qui m’as formé ! Lool !
    Une fois de plus ceci n’est qu’une opinion personnelle qui reflète ma perception (limitée) du sujet. Ce n’est pas que je voulais t’enseigner ! Loin de moi ! C’est juste pour éviter que certains lecteurs de Solus Christus ne manquent cette dimension spirituelle Néotestamentaire que tu fais ressortir de façon efficace.

    Merci pour ta contribution rafraichissante, Homme de Dieu !

  3. Merci Cher Stéphane
    Tu écrirais bien un livre sur le sujet.
    les références bibliques que tu cites apportent lumières et clartés.
    Derrière mon commentaire est caché aussi la déception qui a dans mon coeur: plusieurs font la course aux titres.
    Comme disait un prédicateur, certains sont devenus prophètes par options et d’autres apôtres par association.
    J’ai rencontré un jour à Bruxelles un prophète audacieux qui m’avait beaucoup impressionné en mal, ses amis d’enfance m’ont dit que ce fameux prophète n’a jamais été simple chrétien, de païen il était devenu prophète, des ténèbres il était passé au sacerdoce…
    J’ai entendu toutes sortes d’appellations parmi les serviteurs: grand bichop, archibishop, général de l’armée, Vice-Dieu, le 4 ème après Dieu, l’aigle royale, le chandelier, le très grand homme de DIeu, bouche d’or, apôtre de la destinée, prophète des nations…
    Une chose que j’ai retenu, Hébreux dit que nul ne peut s’autoproclamer serviteur de Dieu. Mais tout serviteur de Dieu peut se retrouver en dehors du plan de Dieu quand bien même il aurait le titre de serviteur. Le danger de la fonction, c’est de devenir pharisien et de combattre l’oeuvre de Dieu.
    Il existe un syndrome que j’appelle le syndrome du roi Saül. C’est homme était en même temps oint et possédé des démons. Il n’est pas rare d’en rencontrer de nos jours. Des personnages comme Judas, il était en même temps apôtre et démon.
    Merci pour ton enseignement, il édifie les élus.
    Que le serviteur de Dieu serve de manière digne et que les hommes de Dieu fasse descendre le feu de Dieu.
    Ne courrons pas après le titre mais produisons des fruits digne de la repentance et du sacerdoce.
    PS: 2 choses attendent ceux qui ne veulent plus être enseigné et se croient au-dessus de la mêlée: la mort ou l’égarement. Merci Stéphane, tu m”as enseigné.

    • Mon cher Fabrice, tes interventions sont toujours rafraîchissantes! Tes prédications me manquent! LOL.
      Je trouve tes sévères remarques très nécessaires dans une époque où la piété est considérée par certains comme « une source de gain » (1 Timothée 6 :5)
      Merci pour le rappel à l’ordre !

  4. Yes mon cher Stéphane
    L’onction ne suffit pas
    Nous ne pouvons nous contenter de la manifestation des charismes
    Il faut aussi le fruit de l’esprit
    Que Dieu nous garde fidèle car le malin n’est pas loin
    Que Dieu délivre ceux qui ont un coeur droit et qui ont été happé par le lion rugissant
    veillons sur nos âmes

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