Attention aux « anesthésies » spirituelles !

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Plusieurs d’entre nous qui ont expérimenté et déclaré de façon personnelle leur adhérence à la foi chrétienne, n’ont jamais oublié la nature de l’émotion (allant de la joie paisible du stoïque ou du flegmatique à l’effervescence des sanguins) qui peut caractériser ce genre d’expérience…

On se rappelle du merveilleux passage de l’Ecriture où St. Paul nous assure que « lorsqu’on est en Christ, on est devenu une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées car tout est devenu nouveau » (2 Corinthiens 5.17). On se souvient des chaleureuses prédications au cours desquelles l’orateur nous affirmait que « nous serons la tête et non la queue ».

On a la certitude que tout ira à merveille, qu’on réussira dans toutes nos entreprises et que le Seigneur écrasera tous nos adversaires. Fini les dépressions. Fini les perturbations de la vie. On est désormais membre de la famille de Dieu. Nos frères et sœurs dans la foi sont des saints qui nous reçoivent les bras grands ouverts avec un large sourire jusqu’aux oreilles. On a l’impression que le temps va s’arrêter et qu’on va passer le reste de notre séjour terrestre en ne chantant que des cantiques de louange et d’actions de grâces… Sans remettre en question la sincérité et la légitimité de ces expériences personnelles, il m’arrive de comparer ces expériences à ce que j’appellerais des « anesthésies spirituelles ». No offense d’accord ?

Très vite, certains se réveillent brutalement. On l’impression qu’on vient de se faire couper les ailes en plein vol ou qu’on vient de chuter sans parachute d’un avion en plein vol. On découvre rapidement que les chrétiens qui nous entourent ont des défauts. On se rend compte qu’ils ne sont que des pécheurs pardonnés. On réalise parfois sans difficulté aucune que certains d’entre eux sont ceux qui nous infligent le plus de mal. On se rend compte même que certains chrétiens ne pourraient jamais être qualifiés à diriger leurs assemblés en raison de leur inconduite ou de leur irresponsabilité dans les affaires domestiques (1 Timothée 3.1-5).

On réalise que nous ne sommes pas à l’abri des flèches de l’Adversaire contrairement à ce qu’on croyait. On se rend compte que nos corps eux n’ont pas encore été transformés et que nous rendons continuellement visite au médecin et à la pharmacie les plus proches. La maladie nous terrasse des fois et certains de nos proches sont emportés par l’ennemie la mort. Les crises et dépressions financières nous touchent aussi bien que les non chrétiens. On constate que ceux qui veulent vivre pieusement selon Christ sont persécutés et marginalisés. On apprend très vite que la Bible fait référence aux souffrances du chrétien en utilisant des termes tel que « tribulations », « fournaise », « épreuves »… On comprend vite qu’on doit apprendre à vivre dans l’abondance et dans la disette comme le disait l’Apôtre Paul (Philippiens 4.12).

Avec le temps, on prend conscience des paroles solennelles du Maitre et Seigneur Jésus Christ qui a pris le soin de nous avertir que « nous aurons beaucoup de tribulations dans le monde »  tout en nous exhortant à prendre courage et à se reposer dans sa Victoire (Jean 16.33)…. Malheureusement, certains en se réveillant brusquement de leur « anesthésie » spirituelle ont du mal à « tenir bon au mauvais jour » (Ephésiens 6.13), en raison de leur sous information au sujet des perspectives réelles qui s’offrent à  eux dans l’Ecriture. En effet, la foi, disait St. Paul, ne vient-elle pas de ce qu’on entend de la parole du Christ ? Et donc…de l’information authentique? (Romains 10.17)….. Il s’ensuit donc que certains sont « ébranlés » dans leur foi  (1 Thessaloniciens 3.3) et nous rappellent l’image forte que le Christ emploie à ce sujet dans sa parabole de la semence d’après St. Marc : la semence de la Parole a été étouffée par les épines des soucis et des tribulations du monde (Marc 4.7, 17).

D’autres cependant (et heureusement) comprennent et réalisent leur incapacité à vaincre par eux-mêmes et acceptent de compter sur la grâce du Seigneur pour vaincre, étant plus que jamais convaincus que « que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni  aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur » (Romains 8.38-39)…

Sommes-nous sous anesthésie spirituelle ? Le réveil pourrait être pénible…

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One thought on “Attention aux « anesthésies » spirituelles !

  1. Bonjour,
    Je reprends ce passage très intéressant : “Avec le temps, on prend conscience des paroles solennelles du Maitre et Seigneur Jésus Christ qui a pris le soin de nous avertir que « nous aurons beaucoup de tribulations dans le monde » tout en nous exhortant à prendre courage et à se reposer dans sa Victoire (Jean 16.33)….”
    Pour moi tout est dit et pour celui ou celles qui rêve encore , il est temps de se réveiller en toute confiance car déjà avertie. Il faut éviter de vivre de façon fictive ou de se faire trop d’illusions.

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